Ma façon d’enseigner le scénario

Comment enseigner le scénario ?

 

Le fondamental, c’est d’abord d’apprendre à éviter les pièges mortels.

Trop de scénarios sont abandonnés, les scénaristes découragés.

Pourquoi ?

Pour une raison arithmétique très simple :

La première étape prend un jour.

La deuxième prend dix jours.

La troisième prend cent jours.

La quatrième prend mille jours.

Si vous vous rendez compte que l’étape 1 ne va pas, vous perdez un jour si vous êtes à l’étape 1,

mais vous perdez cent jours si vous vous en rendez compte à l’étape 3.

Règle fondamentale: Ne jamais passer à l’étape suivante tant que l’étape précédente n’est pas validée de façon certaine.

Ensuite je choisis la méthode la plus pédagogique.

Il y a de nombreuses façons, toutes ne sont pas efficaces, toutes ne sont pas accessibles à un débutant.

Je recommande l’approche de Blake Snyder.

Elle est un peu « mécanique » pour le pro, mais elle est merveilleuse pour un premier scénario.

Je l’étoffe en y ajoutant les concepts modernes d’utilisation des archétypes :

  • L’orphelin
  • Le vagabond
  • Le guerrier
  • Le martyr (l’altruiste)

Grâce à un système de check-list, l’élève est guidé, comme sur des rails, et suit son objectif pas à pas.

Un peu comme s’il était encadré par une équipe de production et de direction d’écriture établissant un protocole efficace.

Mon objectif est de vous garder dans les scénarios qui aboutissent.

Ensuite nous pourrons aller plus loin…



La complexité

Écrire une histoire c’est très simple et très difficile

Lorsque je regarde les livres et les programmes de stage, je suis étonné de la complexité avec laquelle on apprend à raconter une histoire.
Les techniques d’écritures sont simples, très simples, elles s’apprennent rapidement.

Par analogie, composer de la musique contemporaine sur orchestre, c’est compliqué et difficile. L’apprentissage est long, le domaine est vaste.
Composer une chanson pour passer à la radio, c’est très simple. Quelques accords, pas trop, une mélodie courte et facile à mémoriser. Pourtant c’est très difficile. Des milliers de compositeurs s’y essayent chaque jour et peu y parviennent. Difficile de devenir star, plus encore de le rester.

Je ne sais pas pourquoi tant d’auteurs et d’enseignants présentent l’écriture d’une histoire de façon si obscure.
Je soupçonne une tendance naturelle à faire compliqué pour se mettre en valeur.
Cette même stratégie que les banquiers ont utilisé pour créer les produits de subprimes, si incompréhensibles qu’en 2008 l’économie mondiale a failli s’effondrer pour de bon.

Quel professeur préférez-vous ?

  • 1) Bonjour, j’espère que notre journée entière suffira à voir le programme.
    Il s’agit de deux cercles rayonnés autour d’un axe horizontal. Avec la force giratoire, les cercles peuvent rester dans un plan vertical. Ces cercles sont reliés et solidaires. On y applique une force cinétique. Au delà d’un certain seuil, l’appareil devient auto-stable. Si l’utilisateur le souhaite, il peut convertir l’énergie cinétique en chaleur par l’intermédiaire d’un frottement généré par une pince.
    Cette après midi, nous ferons une séance de questions-réponses, et peut-être que nous pourrons faire une expérience pratique avant de nous quitter.
    N’hésitez-pas à revenir vers moi.
    Si vous trouvez cela compliqué, c’est normal, je suis passé par là moi-aussi. C’était avant que j’obtienne mon diplôme de bla-bla et que je parte travailler aux états-unis avec bidule, le maitre du bla-bla-bla.

  •  

  • 2) Salut, ça vous dit de faire un tour en vélo ?

Les choses les plus simples PEUVENT être présentées de façon complexe. C’est gratifiant pour le professeur qui vous regarde de haut.
C’est inutile pour le scénariste efficace qui sait que la difficulté est ailleurs…

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